Informations supplémentaires sur le tabac

Fumer coûte cher !

 

Combien coûtent actuellement vos cigarettes et combien coûteront-elles après les augmentations ?

 

Qui dit hausse des taxes sur le tabac, dit flambée des prix du paquet de cigarettes. Vendredi 1er mars 2019, la taxe sur le tabac a augmenté de 50 centimes, selon une décision prise par le gouvernement. Publié au Journal officiel le jeudi 28 février 2019, un arrêté ministériel du 30 janvier 2019 détaille les nouveaux prix des paquets de cigarettes manufacturés en France. 

Ainsi, la plupart des cigarettiers et groupes de tabac ont décidé de répercuter la totalité de l'augmentation de la taxe sur le prix de leur paquet. Certains ont même choisi de majorer le prix du paquet de 60 à 70 centimes pour améliorer leur rentabilité et compenser la baisse des volumes de vente attendue. 

Désormais, il faut débourser au minimum 8,20 euros pour un paquet de cigarettes. Quant aux paquets les plus chers, ils frôlent les 9 euros. A savoir qu'en France, ce sont les industriels du tabac qui fixent les prix de vente de leurs paquets de cigarettes. Toutefois, le gouvernement peut les inciter à augmenter leur prix en haussant les taxes.

 

Cette augmentation s’inscrit dans l’objectif du paquet de 20 cigarettes à 10 euros voulu par le gouvernement d’ici novembre 2020, avec l’an prochain encore deux nouvelles hausses de 50 centimes, aux mêmes dates que cette année.

 

L'objectif de cette augmentation ? Faire baisser la consommation de cigarettes en France et ainsi, lutter contre le tabagisme. Le tabac, responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, tue quelque 75 000 Français chaque année.

 

Après la première hausse en 2019, voici le calendrier des augmentations à venir :

  • 0,50 euro en novembre 2019,
  • 0,50 euro en mars 2020,
  • 0,50 euro en novembre 2020.

Ces majorations seraient ainsi étalées dans le temps pour permettre "aux gens de se préparer, de trouver les moyens d'arrêter de fumer"...

Augmentation

Mars
2019

+ 0,5 €

Nov.
2019

+ 0,5 €

Mars 2020

+ 0,5 €

Nov.
2020

+ 0,5 €

Prix du paquet de Marlboro 8,80 € 9,30 € 9,80 € 10,30 €
Coût mensuel
pour 1 paquet
de 20 cigarettes par jour
272 € 288 € 304 € 319 €
Coût annuel
pour 1 paquet

de 20 cigarettes par jour
3212 € 3394 € 3577 € 3759 €
Coût sur 5 ans
pour 1 paquet

de 20 cigarettes par jour
16060 € 16972 € 17885 € 18797 €
Equivalent en mois de travail
pour un an de tabac
sur la valeur du SMIC
7,72 € net - 151,67 h/mois
soit 1171,34 € Net (01/2019)
2,74 2,90 3,05 3,21*

*Soit plus de trois mois de travail qui partent en fumée...

Êtes-vous dépendant au tabac ?

 

Nouvelle terminologie de la dépendance selon le DSM5* :

Trouble lié à l’usage d’une substance

 

Il s’agit d’un mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance, importante, caractérisé par la présence de deux (ou plus) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de 12 mois :

 

❑ La substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu.

 

❑ Il existe un désir persistant ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l’utilisation de cette substance.

 

❑ Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, utiliser la substance ou récupérer de ses effets.

 

❑ Il existe un cracking ou une envie intense (irrépressible, irrésistible) de consommer la substance.

 

❑ L’utilisation répétée de la substance conduit à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison.

 

❑ Il existe une utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance.

 

❑ Des activités sociales, occupationnelles ou récréatives importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de la substance.

 

❑ Il existe une utilisation répétée de la substance dans des situations où cela peut être physiquement dangereux.

 

❑ L’utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par cette substance.

 

❑ Il existe une tolérance (diminution progressive des effets), définie par le besoin de quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l’effet désiré.

 

❑ Il existe un sevrage, caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes : 

  • syndrome de manque (de sevrage) caractéristique de la substance
  • la substance (ou substance proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de manque.

Score : (nombre de cases cochées)

  • <2 absence d’addiction
  • 2 à 3 addiction d’intensité légère
  • 4 à 5 addiction d’intensité modérée
  • >5 addiction d’intensité sévère

*Le DSM-5 est la dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie (APA). la cinquième édition du DSM (de l'anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders)

Nicotine et addiction : un mythe s'effondre...

 

Lundi 16 janvier 2012 – Une étude de la Harvard School vient de démontrer que les médicaments à la nicotine sont inefficaces pour induire l’abandon à long terme de la cigarette. Ce n’est pas la première fois qu’est mis en doute le mythe selon lequel la nicotine expliquerait la dépendance au tabac. Les tabacologues sont très agités depuis la publication le 9 janvier d’une étude émanant de la Harvard School {1}. Ce travail en effet a suivi, tous les deux ans pendant 6 ans, une cohorte de 787 fumeurs qui venaient d’arrêter de fumer. La conclusion est sans appel. L’utilisation de substituts nicotiniques, gommes ou patchs, avec ou sans soutien psychologique, est sans effet sur leur abstinence à long terme.

 

Cette étude enfonce pourtant des portes ouvertes. Il n’est pas anodin que le rapport du Surgeon General US de 1988, scandaleusement intitulé « NICOTINE ADDICTION », ait été contemporain du lancement commercial des gommes à la nicotine. Il est à l’origine du mythe selon lequel la dépendance au tabac serait en fait une pure dépendance à la nicotine. Un mythe soigneusement cultivé. Martelé dans les congrès organisés en son honneur, financé par l’industrie pharmaceutique, il est le support des ventes des « SUBSTITUTS NICOTINIQUES », gommes ou patchs. La pression publicitaire est telle, à la télévision, dans la presse, auprès des autorités sanitaires que l’on a pu considérer comme « non-éthique » de ne pas en recommander l’usage, et qu’un crédit de 50 € annuel fut accordé à tout fumeur, aux dépens de la Sécurité Sociale, pour l’achat de ce qui n’est en fait qu’un placebo dans le traitement de la dépendance.

 

Certes la nicotine n’est pas une molécule inactive. Elle augmente rapidement la glycémie, stimule l’éveil et relaxe les muscles par action sur la moelle épinière. Ces propriétés peuvent expliquer que certains fumeurs y trouvent un bénéfice dans les premières semaines de l’arrêt du tabac. Pourtant, s’il est indéniable que le tabac est extrêmement « accrocheur », c’est par un syllogisme que l’on veut en rendre la nicotine responsable :

 

Prémisse 1 : Le tabac est extrêmement addictif.

Prémisse 2 : La nicotine est un poison neurotrope présent pratiquement dans le seul tabac.

Conclusion : La nicotine rend compte de la dépendance au tabac.

 

Syllogisme ? En fait, ce beau raisonnement est un pur sophisme car il écarte allègrement le rôle d’autres substances parmi les milliers que contient le tabac commercialisé, ainsi que les facteurs comportementaux associés. C’est extrêmement grave car, supposant le problème résolu, toute recherche scientifique sur la dépendance au tabac est désormais considérée comme superflue, inutile.

 

Or, il suffisait d’un peu de réflexion et d’observation pour mettre en doute dès le départ une telle puissance de la nicotine. Tout comme la morphine extraite de l’opium ou de la cocaïne de la feuille de coca, elle devrait être plus addictive que la plante d’origine.

 

Or, cela fait plus de deux siècles qu’on a isolé la nicotine. Depuis longtemps les fumeurs auraient dû abandonner leur tabac pour elle. Ils devraient la rechercher lorsque le tabac vient à manquer. Or aucune observation ne fait état d’un usage toxicomaniaque de la nicotine pure. Aucun trafic n’a été signalé pendant la guerre, quand les fumeurs se contentaient de fumer des feuilles d’armoise, et que passer la frontière espagnole avec un jerrican de nicotine à chaque main, eût été l’équivalent de ce qu’apportent 50 millions de cigarettes ! Que certains continuent à mâcher longtemps des gommes à la nicotine après avoir arrêté de fumer n’est pas une preuve.

 

Ils devraient tous en être terriblement dépendants : ils ne sont que 7 % au bout d’un an. Tic masticatoire ? Peur de reprendre la cigarette s’ils arrêtent la gomme ? Une hirondelle ne fait pas le printemps. Quant au patch, seul 1 % les utilisent encore après un an. C’est misérable. D’ailleurs, dans les mêmes conditions d’essais cliniques commandités par les firmes pharmaceutiques, les résultats ont de la peine à se hisser au-dessus de ceux du placebo.

 

Cette étude de la Harvard School n’est pas la seule à avoir mis en cause l’efficacité des médicaments à la nicotine. Dans les années ayant suivi leur vente sans ordonnance, une étude californienne portant sur la population générale a montré qu’après 3 mois, il n’y avait plus aucune différence de succès entre ceux qui les avaient utilisés et ceux qui avaient arrêté seuls {2}. Un travail du National Cancer Institue arrive au même résultat {3}. Depuis des années, de nombreux travaux et méta-analyses mettent en doute l’efficacité de ces traitements par la nicotine. Cela n’a pourtant rien changé, et l’armée de ceux dont c’est le fonds de commerce part déjà à l’attaque, on peut gager que l’étude de Harvard sera vite dénigrée et oubliée. La pression industrielle est en effet considérable. Une analyse de 105 études contrôlées collectées par le groupe Cochrane démontre que celles financées par l’industrie et dont le résultat est en faveur de la nicotine bénéficient d’une plus grande publicité et sont publiées par des journaux scientifiques plus prestigieux que les autres {4}. L’industrie engloutit des sommes prodigieuses dans des recherches à but purement publicitaire pour justifier son usage.

Après une trentaine d’années de soutien au mythe, le suédois Karl Fagerström vient de proposer de changer l’intitulé de son fameux « Test de dépendance à la nicotine » pour celui de « Test de dépendance à la cigarette » {5}. C’est une reconnaissance bien tardive et le mal est fait. Toute cette focalisation sur la nicotine a empêché toute recherche sur le tabac commercialisé. Car c’est bien lui, pas la nicotine, qui induit cette dépendance aussi néfaste pour la Santé Publique. Certes, on a découvert dans le cerveau des fumeurs, des substances à effet IMAO ( inhibiteurs de monoamine-oxydases). Elles amplifient et prolongent l’effet de la nicotine. Cela a relancé l’intérêt de quelques laboratoires dont celui de Jan-Pol Tassin au Collège de France. Mais ces IMAO sont formés lors de la combustion du tabac. Impossible de savoir s’ils sont présents dans le tabac sucé ou mâché, qui induisent pourtant une puissante dépendance. Seuls les industriels du tabac savent peut-être quelque chose, mais leurs secrets sont bien gardés. Malheureusement les rares chercheurs sont isolés. Des équipes bien financées travaillant directement sur le tabac, comportant des neurobiologistes, de bons chimistes bien outillés, des psychologues, des cliniciens, indépendants des firmes auraient, seuls, des chances d’élucider le mystère gravissime. Mais supposant le problème résolu, toute recherche scientifique sur la dépendance au tabac est désormais considérée comme superflue, inutile.

 

Pourquoi cette absence totale de recherche, sur un produit que l’on considère comme le plus grand tueur de notre temps ?

 

La réponse me paraît claire : parce que personne n’en veut :

 

1. - L’industrie du tabac n’en veut pas. Pourtant elle n’a pas intérêt à tuer ses bons clients. Mais si elle veut bien contribuer à diminuer la dangerosité de ses produits, elle ne veut pas que le fumeur s’arrête.

 

2. - L’industrie pharmaceutique n’en veut pas. Elle a largement profité de l’engouement pour la nicotine, qu’elle a soigneusement alimenté. Mais découvrir dans le tabac des substances naturelles ne l’intéresse pas. Elle préfère orienter ses recherches sur des molécules nouvelles brevetables et éventuellement rentables, comme le Buproprion® ou le Champix®. Cela explique d’ailleurs pourquoi Pfizer s’est désengagé de la commercialisation des gommes.

 

3. - L’Etat n’en veut pas, parce qu’il n’est pas prêt à renoncer au pactole annuel de 12 milliards d’euros de taxes. De plus, il sait bien cyniquement que si les fumeurs s’arrêtaient, ce ne serait pas un bénéfice pour la Sécurité Sociale. C’est un faux argument économique. Un fumeur qui meurt d’un infarctus ou d’un cancer du poumon induit certes des dépenses de santé. On n’est pas éternel, on mourra un jour même si l’on n’a pas fumé, en moyenne 10 ans plus tard, d’un autre cancer, de défaillance cardiaque, ou après des années de dépendance totale, dans une institution pour Alzheimer, ce qui coûtera encore plus cher. De plus, si le fumeur meurt le jour de sa retraite, il aura cotisé toute sa vie, et ce sera tout bénéfice pour les non-fumeurs qui lui survivront.

 

4. - Le fumeur n’en veut pas, parce qu’il croit réellement que sa cigarette est indispensable à la vie, et ne voit pas d’un oeil favorable ce qui pourrait l’en priver.

 

Auteur; Pr Mollimard: Professeur Honoraire Faculté de Médecine Paris-Sud (Physiologie), ancien Chef de Service de Médecine Interne (Hôpital de Nanterre), fondateur de la Société de Tabacologie 51983), fondateur du Diplôme Interuniversitaire de Tabacologie Paris 11 - Paris 12, auteur de « La Fume » et du « Petit Manuel de Défume », éditions DeBorée, En espéranto: « La Fumado » Editions (…)

 

Références:

{1} - Alpert HR, Conolly GN, Biener L.A. prospective cohort study challenging the effectiveness of population-based medical intervention for smoking cessation. Tobacco Control (2012), Publication électronique pré)impression.

 

{2} - Pierce JP., Gilpin EA Impact of Over-the-Counter Sales on Effectiveness of Pharmaceutical Aids for Smoking Cessation JAMA (2002). 288 1260-4

 

{3} - Hartman AH, Mabry PL, Gibson JT, Leischow SJ. National Cancer Institute survey of 8200 smokers trying to quit. whyquit.com/NRT/studies/Hartman_NCI_NRT.pdf

 

{4} - Etter JF, Stapleton J Citations to trials of nicotine replacement therapy were biased toward positive results and high-impact-factor journals. J; Clin Epidemiol. 2009 Aug; 62(8):831-7.

 

Voir aussi lettre du Dr Khalatbari à la Ministre de la Santé

La cigarette...

 

Autrefois constituées uniquement de papier et de tabac, les cigarettes ont depuis les années 60 de plus en plus d’ajouts divers et variés. Au total plus de 4 000 substances chimiques inhalées par la fumée de cigarettes, dont plus de 60 classées cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer. Quant à croire qu’une cigarette « non brûlée » contient moins de substances nocives, certes… mais il reste toutefois 2 500 composés chimiques, dont des pesticides et de nombreux additifs !

 

Le tabac...

 

Quelques chiffres…

  • Un fumeur sur deux meurt de la consommation de tabac
  • Fumer réduit l’espérance de vie de 10 à 15 ans
  • Principal facteur de risque du cancer
  • Induit 33 % des cancers chez l’homme et 10 % chez la femme (chiffres évolutifs…)
  • Induit 90 % des cancers du poumon
  • 80 % des victimes d’infarctus du myocarde de moins de 45 ans fument
  • 78 000 décés prématurés par an en France
  • Première cause de mortalité évitable en France
  • 50 % des personnes âgées de 18 à 34 ans fument
  • Tue chaque année 3 000 à 5 000 personnes qui ne fument pas
  • 70 000 à 100 000 personnes souffrent d’une thrombose due au tabac
  • 100 milliards de cigarettes sont fumées chaque année
  • 20 cigarettes fumées correspondent au seuil d’alerte à la pollution en ville

Maladies causées par le tabagisme

 

Liste non exhaustive…

 

Il n'y a pas de petits fumeurs...

 

La précocité de la consommation, la durée en années du tabagisme sont directement déterminants dans l’apparition du cancer et des maladies respiratoires.

 

De façon générale, le cancer du fumeur obéit à la règle suivante : l’apparition de cette pathologie suit l’évolution de la consommation de tabac avec un décalage d’une vingtaine d’années.

 

Une notion couramment répandue dans le public qui est que le petit fumeur ne court aucun risque est erronée.

 

Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel le risque d’être atteint par un cancer du poumon est nul.

Vous avez arrêté de fumer depuis…

 

20 minutes - la pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales.

 

8 heures - la quantité de nicotine et de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié. L’oxygénation des cellules redevient normale.

 

24 heures - le monoxyde de carbone issu de la fumée est éliminé du corps. Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée.

 

48 heures - le corps ne contient plus de nicotine. L’odorat et le goût s’améliorent.

 

2 semaines - respirer est plus facile : les bronches commencent à se relâcher et l’énergie augmente.

 

3 à 12 semaines - la circulation s’améliore.

 

3 à 9 mois - les problèmes respiratoires et la toux s’apaisent. La voix devient plus claire et la capacité respiratoire augmente de 10 %.

 

5 ans - le risque d’être victime d’une crise cardiaque est 2 fois moins élevé que celui d’un fumeur.

 

10 ans - le risque de développer un cancer du poumon est 2 fois moins élevé que celui d’un fumeur ; le risque d’être victime d’une crise cardiaque redescend au niveau de celui d’une personne qui n’a jamais fumé.

 

Pour me joindre ou prendre rendez-vous, veuillez appeler au : 06 80 53 44 55