Les effets du stress

L’état de stress n’est pas une maladie en soi mais par son intensité et sa durée, il peut menacer la santé physique et mentale des personnes.

Sur l’individu


Le stress engendre chez un individu une multitude de conséquences négatives qui vont de la simple irritation à de véritables troubles psychiques et des problèmes de santé graves : (liste non exhaustive...)

  • Irritabilité
  • Fatigue, troubles du sommeil
  • Anxiété, angoisse
  • Déprime, dépression
  • Perte de concentration
  • Impossibilité de se relaxer
  • Difficultés à réfléchir de manière logique
  • Difficultés à prendre des décisions
  • Apprécier de moins en moins son travail
  • Être démotivé et se sentir moins impliqué
  • Baisse de la performance
  • Troubles physiques (voir plus bas)

 

Sur l’organisation (au travail...)


Si un individu clé de l’entreprise ou si plusieurs individus à la fois sont touchés par le stress, c’est l’organisation toute entière qui va en ressentir les effets négatifs.
Dans un marché de plus en plus concurrentiel où la performance de l’individu et de l’organisation sont activement suivies, on entraperçoit aisément le résultat final si ce mal n’est pas rapidement pris en compte.

 

Dans ce cas également, une liste d’effets négatifs peut être dressée :

  • Absentéisme
  • Taux de rotation élevé
  • Productivité en baisse
  • Hausse du taux d’accidents
  • Augmentation des plaintes des clients
  • Mauvaise image de l’entreprise
  • Etc.

Quelles conséquences pour la santé ?

 

Les réponses biologiques à une situation stressante peuvent dans certaines conditions devenir délétères pour l’organisme. On constate que le stress est à l’origine de nombreuses modifications physiologiques de l’organisme. On retrouve divers troubles néfastes, localisés dans de nombreux tissus ou organes.

 

L’hypertension artérielle, l’artériosclérose, les infections, les maladies dégénératives, le diabète, les troubles digestifs, les douleurs articulaires, les maux de tête, les ulcères, les allergies et les infections cutanées sont des altérations fréquentes.

 

Soumis au stress, l’organisme peut voir apparaître divers symptômes en quelques semaines :

  • physiques : douleurs (coliques, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires, etc.), troubles du sommeil, de l’appétit et de la digestion, sensations d’essoufflement ou d’oppression, sueurs inhabituelles... 
  • émotionnels : sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes ou de nerfs, angoisse, excitation, tristesse, sensation de mal-être... 
  • intellectuels : perturbation de la concentration entraînant des erreurs et des oublis, difficultés à prendre des initiatives ou des décisions... 

Ces symptômes ont des répercussions sur les comportements : recours à des produits calmants ou excitants (café, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques...), repli sur soi, difficultés à coopérer, diminution des activités sociales... 

 

Si la situation de stress se prolonge encore, les symptômes précédents s’installent ou s’aggravent, entraînant des altérations de la santé qui peuvent devenir irréversibles.

 

Des études et recherches ont permis d’objectiver les conséquences suivantes :

  • Syndrome métabolique : Le stress prolongé au travail serait une cause importante du syndrome métabolique, premier stade pathologique observable, caractérisé par une accumulation de graisse abdominale, une résistance à l’insuline, une dyslipidémie (élévation du mauvais cholestérol et abaissement du bon cholestérol), ainsi qu’une élévation de la tension artérielle. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines est directement mise en cause. Ces troubles peuvent être une cause d’insuffisances coronariennes et de diabète de type II.
  • Maladies cardiovasculaires : Le syndrome métabolique représente un fort facteur de risque pour le système cardiovasculaire. Les salariés exerçant une activité professionnelle sans grande marge de manœuvre ou avec une forte exigence de productivité sont plus fréquemment exposés à ce risque de pathologies. Il en va de même pour les salariés impliqués dans des situations de travail combinant forte exigence de productivité et faible marge de manœuvre (situations de travail tendues de Karasek).
  • Troubles musculo-squelettiques (TMS) : Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur et de la partie supérieure du dos sont de plus en plus souvent rapportés à une combinaison de risques : sollicitations biomécaniques dues à des mouvements répétitifs mais aussi manque de soutien social, forte exigence de productivité, manque de marges de manœuvre... 
  • Cancers : En ce qui concerne le cancer, il semble que le système immunitaire, lorsqu’il n’est plus capable de faire face à l’envahissement des cellules cancéreuses dans l’organisme, participe pleinement au développement de la maladie. C’est donc en partie par le biais de l’atteinte de la fonction immunitaire que le stress pourrait avoir une responsabilité dans le cancer.
  • Anxiété et dépression : en réponse au stress, l’individu est émotionnellement changé. Le stress active trois grands types d’émotions : la peur, la tristesse et la colère.
    • L’individu anxieux (peur) se rend compte que le stresseur représente un danger et se met en état d’alerte, mobilisant toutes ses capacités pour y faire face.
    • L’individu dépressif (tristesse) développe une réaction de détachement par rapport au stresseur ; il endure sans agir.
    • La personne agressive (colère) utilise ses ressources pour attaquer ou détruire le stresseur.

Ces trois émotions sont considérées comme normales, faisant partie d’une réponse adéquate au stress. Mais chaque individu est de nos jours régulièrement soumis à des facteurs de stress, alors ces émotions négatives s’activent en permanence et risquent d’évoluer vers ce que l’on appelle des troubles émotionnels, dont les plus fréquents sont les troubles anxieux et les troubles dépressifs.

 

Certes, ces deux troubles (anxiété, dépression) ne sont pas uniquement liés au stress. Il existe des facteurs génétiques qui prédisposent certains individus à être anxieux ou dépressifs. Mais le stress augmenterait le risque par un facteur de deux ou trois. Ces deux maladies sont aujourd’hui très répandues, la très forte consommation de psychotropes ne fait que confirmer ce phénomène.

 

En situation de travail, la dépression est plus fréquente quand le travail associe une forte exigence de productivité à de faibles marges de manœuvre et à un manque de soutien social (absence d’aide de la part des collègues ou de la maîtrise) et ce chez les femmes et les hommes. Les troubles anxieux sont également plus fréquents en cas de situations stressantes prolongées. Il arrive parfois que des dépressions sévères évoluent vers des tendances suicidaires. 

  • Sommeil : Le stress et le sommeil sont étroitement liés : trop de stress provoque des altérations des cycles veille-sommeil et de la structure interne du sommeil, et trop peu de sommeil est une des causes du stress et de l’anxiété.

Dans une approche de la santé au travail, la présentation de K. Spiegel en 2002 a fait le point sur l’impact d’une dette de sommeil sur les fonctions physiologiques de l’organisme. L’anxiété, que peut provoquer le stress, engendre une privation de sommeil qui diminue la résistance de l’organisme aux infections. Une dette de sommeil est associée à une augmentation du tonus sympathique (hypersécrétion de cortisol).

 

De même, la dépression se traduit souvent par une insomnie. En effet, la personne dépressive a souvent un réveil très matinal et présente des difficultés (ou impossibilités) pour se rendormir. Le sommeil est entrecoupé de nombreux éveils, avec une diminution du sommeil profond. Le dépressif peut aussi, au contraire, se sentir constamment fatigué et dormir plus qu’à l’accoutumé.

  • Autres conséquences sur la santé : Les situations de travail stressantes peuvent augmenter le risque d’accident de travail ou de trajet et seraient impliquées dans l’apparition ou l’aggravation de troubles hormonaux, de troubles de la fertilité et de certaines pathologies de la grossesse.

Stress et travail : quelques chiffres...


D'après une étude réalisée en 2017 en France et menée sur plus de 32 000 salariés travaillant dans 39 entreprises, il s’avère que :

  • 24 % des salariés français se disent en « état d'hyperstress », c'est-à-dire à un niveau trop élevé et dangereux pour leur santé,
  • cet « état d'hyperstress » touche davantage les femmes (28 %) que les hommes (20 %),
  • la différence reste moins notable entre les cadres (24 %) et les non-cadres (23 %),
  • à l'inverse, des variations importantes apparaissent selon le secteur d'activité. Par exemple, dans le secteur de la santé humaine et des actions sociales, 42 % des actifs se disent en « état d'hyperstress », 31 % dans celui des arts et spectacles, et 29 % dans celui des services. Alors que dans le secteur du transport, 20 % des salariés sont concernés.

De cette étude sont également ressortis les facteurs principaux engendrant le stress. Les exigences liées au travail arrivent en tête :

  • Devoir traiter des informations complexes et nombreuses (72 %),
  • Manquer de temps  (62 %),
  • Suivies du stress lié au changement :
    • 88 % des salariés estiment que « leur métier nécessite de s'adapter sans cesse »,
    • 76 % pensent qu'il leur est « impossible de prévoir leur travail dans deux ans ».
  • Parmi les autres causes de stress figurent également le manque d'autonomie et les difficultés relationnelles.

Cette étude révèle aussi un niveau élevé d'anxiété au travail : 

  • 52 % des salariés français.
  • Des manifestations dépressives ont également été relevées, avec 29 % qui présentent même un niveau dépressif élevé et 6 % probablement en dépression.

Un dernier chiffre rassure un peu sur l'état actuel de la santé au travail : 51 % des salariés déclarent connaître peu de stress.

 


Exposition aux contraintes organisationnelles et relationnelles - Enquête SUMER

  • 35 % des salariés déclarent subir au moins 3 contraintes de rythme de travail,
  • 57 % déclarent avoir un rythme de travail imposé par une demande extérieure obligeant à une réponse immédiate ,
  • 27 % disent être soumis à des contrôles ou surveillances permanents exercés par la hiérarchie,
  • 56 % disent devoir interrompre une tâche pour en faire une autre non prévue et pour 44 % de ceux qui sont concernés cela perturbe leur travail ,
  • 36 % déclarent ne pas pouvoir faire varier les délais fixés pour réaliser leur travail. 

 

Selon une étude réalisée par Malakoff-Médéric en 2017, les attentes des salariés vis-à-vis de l’entreprise seraient :

  • 61% des salariés aimeraient bénéficier, dans leur entreprise, de services pour faire de l’exercice,
  • 53% voudraient améliorer leur sommeil,
  • 51% des fumeurs apprécieraient des services liés à la suppression ou la diminution du tabagisme,
  • 46% des salariés aimeraient être mieux dépistés sur les maladies graves ou les facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension ou le cholestérol,
  • 33% ne seraient pas contre une aide psychologique en cas de coup dur, de difficultés personnelles ou professionnelles.

Quels bénéfices peut-on retirer de la gestion du stress ?

 

Beaucoup d’entreprises sont focalisées en totalité sur leur clients, directement responsables du chiffre d’affaires et oublient au passage l’importance de s’occuper de leurs collaborateurs. Sans collaborateurs, pas de chiffre d’affaires !


Le lien est direct entre le bien être des collaborateurs et la performance de l’entreprise, comme le montre une étude très récente menée conjointement par Harvard et le MIT. En effet, ils ont constaté qu’un salarié heureux est :

  • 2 fois moins malade
  • 6 fois moins absent
  • 9 fois plus loyal
  • 31% plus productif
  • 55% plus créatif

Il faut ajouter à cela que le fait de s’occuper de cette thématique dans l’entreprise est un signe envoyé aux collaborateurs : la préocupation de leur santé. Cela a pour effet immédiat de renforcer le sentiment d’appartenance que les collaborateurs ressentent envers l’entreprise.
Ils sont donc moins enclins à aller voir ailleurs, ce qui baisse les coûts liés au turn over (frais de recrutement, coûts de formation …) et renforce par la même leur efficacité car ils se battront plus pour l'entreprise.

 

Les bénéfices directs pour les salariés :

  • Diminution du stress et des tensions physiques ou nerveuses
  • Une meilleure résistance au stress
  • Augmentation de la concentration, de la créativité et de l’initiative
  • Sentiment d’être revitalisé, déstressé et davantage présent
  • Un sentiment d’être pris en considération et de participer activement à la réussite de l’entreprise

 

Les bénéfices directs pour l'entreprise/l'organisation :

  • Une communication retrouvée et un esprit d’équipe fort et soudé
  • Du personnel motivé, responsable, avec des possibilités accrues
  • Amélioration des relations hiérarchiques
  • Réduction du coût du stress et du mal être pour l’entreprise
  • Moins d’absentéisme

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